ZS2 : vers un écosystème d'acteurs souverains
Nous vivons dans un monde où la complexité augmente plus vite que notre capacité à la comprendre.
Les individus se sentent souvent impuissants face aux systèmes.
Les territoires peinent à conduire leurs transitions.
Les organisations deviennent dépendantes de technologies qu'elles ne maîtrisent plus.
Les communs sont régulièrement capturés par les mécanismes mêmes qui prétendent les protéger.
Face à cette situation, plusieurs trajectoires se sont progressivement rapprochées.
Pas parce qu'elles poursuivaient le même projet.
Mais parce qu'elles semblaient répondre à une même question.
Comment permettre à des acteurs humains de demeurer souverains dans un monde devenu profondément systémique ?
Des regards différents sur un même défi
Pascal Bitsch apporte une lecture issue des territoires et des transitions.
Son travail interroge les conditions qui permettent à des acteurs locaux, des collectifs et des territoires de retrouver une capacité d'action face aux transformations économiques, sociales et écologiques.
Sa question pourrait être formulée ainsi :
Comment un territoire devient-il capable de porter sa propre transformation ?
Adel Amri apporte une lecture issue de l'architecture des systèmes complexes.
Son expérience de CTO l'amène à explorer les capacités nécessaires pour qu'un acteur puisse comprendre, gouverner et utiliser des systèmes numériques de plus en plus sophistiqués sans perdre son autonomie.
Sa question pourrait être formulée ainsi :
Quelles capacités doit posséder un opérateur pour demeurer souverain dans un monde piloté par les données, les plateformes et l'intelligence artificielle ?
Mossaab Souissa apporte une lecture technologique.
À travers PRISM, les infrastructures IA ouvertes, l'orchestration de modèles et les architectures distribuées, il travaille sur les moyens concrets permettant à cette souveraineté d'exister.
Sa question pourrait être formulée ainsi :
Quels outils faut-il construire pour rendre cette souveraineté techniquement possible ?
ZEON apporte une lecture systémique.
Elle cherche à comprendre les structures invisibles qui relient les acteurs, les capacités, les communs, les risques, les territoires et les technologies.
Sa question pourrait être formulée ainsi :
Comment relier l'humain, le vivant et les systèmes sans que l'un capture les autres ?
Ce qu'est ZS2
ZS2 n'est pas une entreprise.
ZS2 n'est pas une association.
ZS2 n'est pas une plateforme.
ZS2 n'est pas un produit.
ZS2 est un écosystème ouvert.
Un espace où des acteurs souverains peuvent coopérer sans abandonner leur souveraineté.
Un espace où les capacités peuvent être mutualisées sans être capturées.
Un espace où les incarnations peuvent être privées sans privatiser les capacités qui les rendent possibles.
Le cœur de ZS2
Le cœur de ZS2 n'est pas la technologie.
Le cœur de ZS2 n'est pas la gouvernance.
Le cœur de ZS2 n'est pas le financement.
Le cœur de ZS2 est la capacité souveraine.
ZS2 cherche à accroître la capacité :
- des individus ;
- des organisations ;
- des territoires ;
à comprendre leur situation, construire leurs capacités et agir dans le réel sans devenir dépendants de structures qu'ils ne contrôlent plus.
Les textes fondateurs
Cette recherche a progressivement conduit à l'écriture de plusieurs textes fondateurs :
- une Constitution du Commun Distribué Régénératif ;
- une Licence d'Écosystème ;
- un Protocole de Souveraineté et d'Engagement ;
- un Code de Discernement ;
- une Charte RHS de lecture et de mémoire ;
- une Déclaration des Droits du Contributeur ;
- une Charte de Régénération du Commun.
Ces textes ne cherchent pas à gouverner les personnes.
Ils cherchent à protéger les conditions qui rendent l'émergence possible.
La Licence d'Écosystème
Cette licence repose sur une idée simple :
Les incarnations appartiennent à ceux qui les créent.
Les capacités appartiennent au commun.
Chacun est libre :
- d'utiliser ;
- de transformer ;
- d'entreprendre ;
- de commercialiser.
Mais nul ne peut capturer les capacités communes qui rendent ces incarnations possibles.
La liberté d'incarnation est totale.
La capture du commun est interdite.
Le financement du commun
Une seconde question est apparue.
Comment financer un commun sans le transformer en dépendance ?
Comment soutenir l'émergence sans créer un centre de pouvoir ?
Comment reconnaître ceux qui portent les risques avant que la valeur n'apparaisse ?
Cette réflexion a conduit à une Charte de Régénération du Commun.
Cette charte repose sur une idée fondamentale :
Le commun ne doit pas seulement être financé.
Il doit être régénéré.
La richesse d'un écosystème ne se mesure pas seulement par son capital.
Elle se mesure par sa fertilité.
Sa capacité à produire de nouvelles capacités.
Sa capacité à produire de nouveaux opérateurs.
Sa capacité à produire de nouvelles possibilités.
Le Cercle des 12
Aujourd'hui, ZS2 franchit une nouvelle étape.
Le Cercle des 12 accueille ses premiers membres.
Douze places.
Pas davantage.
Non pour créer une élite.
Mais pour constituer un noyau capable de porter les fonctions essentielles d'un écosystème vivant.
Plusieurs places sont désormais occupées.
Trois restent ouvertes.
Ces trois places correspondent à trois fonctions fondamentales.
Communauté
Accueillir.
Relier.
Intégrer.
Accompagner.
Faire en sorte que les nouveaux acteurs puissent trouver leur place sans perdre leur souveraineté.
Narrative
Transformer des concepts en récits.
Transformer des expérimentations en histoires transmissibles.
Transformer des capacités en expériences compréhensibles.
Permettre à l'écosystème de devenir lisible.
Économique
Construire les mécanismes permettant de soutenir durablement :
- les personnes ;
- les projets ;
- les infrastructures ;
- les capacités ;
sans tomber dans la dépendance ou la capture.
Une intuition commune
À travers leurs parcours différents, Pascal, Adel, Mossaab et les premiers membres du Cercle des 12 convergent vers une même intuition.
Le défi du XXIe siècle n'est peut-être pas simplement de produire davantage de technologies.
Ni davantage d'organisations.
Ni davantage de réglementations.
Le défi est peut-être de permettre à des acteurs humains de redevenir capables d'agir dans un monde complexe.
C'est cette intuition qui donne aujourd'hui son sens à ZS2.
Non comme une structure.
Mais comme un écosystème de coopération entre acteurs souverains.
Non comme un centre.
Mais comme un commun distribué régénératif.
Non comme une réponse définitive.
Mais comme un espace où il devient possible de construire ensemble les capacités dont notre époque a besoin.