Analyse prospective ZS2
Lorsqu'on observe les acteurs qui gravitent aujourd'hui autour de ZEON, du RHS et des expérimentations associées, cinq fonctions essentielles apparaissent déjà.
- L'architecture et la production de modèles.
- L'incarnation numérique et logicielle.
- L'industrialisation et le passage à l'échelle.
- L'accompagnement des collectifs et des territoires.
- Les échanges multiculturels et la création de ponts entre mondes différents.
Ces cinq fonctions semblent suffisantes pour amorcer un écosystème.
Elles permettent de concevoir, construire, expérimenter, déployer et relier.
Mais elles ne suffisent probablement pas à assurer son développement durable.
Lorsqu'un écosystème grandit, trois fonctions supplémentaires deviennent nécessaires.
La première est la fonction de communauté.
Un écosystème ne se développe pas uniquement grâce à ses fondateurs ou à ses projets. Il se développe grâce à sa capacité à accueillir, relier, intégrer et accompagner de nouveaux acteurs.
La seconde est la fonction narrative.
Les architectures les plus puissantes restent invisibles si elles ne sont pas traduites en récits, exemples, usages et expériences compréhensibles. Un écosystème doit être capable de raconter ce qu'il construit et pourquoi il le construit.
La troisième est la fonction économique.
Toute architecture relationnelle rencontre tôt ou tard la même question : comment soutenir durablement les personnes, les projets et les capacités qui rendent l'écosystème possible ?
C'est précisément à cet endroit que l'idée d'Opérateur ZS2 devient intéressante.
L'Opérateur ZS2 n'apparaît pas comme une entreprise parmi d'autres.
Il apparaît comme une fonction de développement de l'écosystème.
Sa mission n'est pas de remplacer les autres acteurs, mais de renforcer les conditions qui leur permettent de prospérer ensemble.
Cette fonction pourrait s'appuyer sur plusieurs leviers :
- Les échanges multiculturels.
- La création de capital relationnel.
- La circulation des savoirs.
- La mise en relation d'acteurs complémentaires.
- L'animation des communautés.
- Le développement des capacités collectives.
- Les mécanismes de réciprocité.
La réciprocité constitue probablement sa fonction la plus spécifique.
Dans la plupart des écosystèmes, la valeur circule mais peu de mécanismes permettent de régénérer les capacités collectives qui rendent cette valeur possible.
ZS2 pourrait porter cette fonction.
Non sous la forme d'une obligation ou d'une taxe, mais comme un opérateur de réciprocité chargé de renforcer les ressources communes, les liens, les compétences, les infrastructures et les capacités qui permettent à l'écosystème de continuer à produire de nouvelles opportunités.
Dans cette lecture, la réciprocité ne regarde pas le passé.
Elle regarde le futur.
Elle consiste à investir dans les conditions qui permettront demain l'émergence de nouveaux projets, de nouvelles coopérations et de nouvelles activités.
L'Opérateur ZS2 ne constitue donc pas le centre de l'écosystème.
Il agit comme un facilitateur de croissance relationnelle et comme le porteur de la réciprocité.
Son rôle est de renforcer les liens, d'augmenter les possibilités de coopération et de soutenir les capacités qui permettent à l'écosystème de se renouveler.
En synthèse :
- ZEON produit des architectures.
- PRISM produit des capacités opérationnelles.
- Les entreprises produisent des activités.
- Les territoires produisent de l'ancrage.
- Les échanges multiculturels créent des ponts.
ZS2 produit des liens et porte la réciprocité.
L'Opérateur ZS2 n'est pas une entreprise de plus dans l'écosystème.
Il est la fonction qui développe la capacité de l'écosystème à créer des relations, des coopérations et de nouvelles possibilités tout en assurant sa régénération dans le temps.