Le soin — parce que l’Univers est vivant
Mon intérêt pour le soin ne part pas d’abord de la médecine. Il part d’une intuition plus profonde : l’Univers est vivant.
C’est une hypothèse, une lecture, un appel à explorer — pas une vérité que je demande aux autres d’adopter. Si nous acceptons de la regarder, alors le soin change de profondeur. Il ne s’agit plus seulement de réparer un organisme malade. Il devient une manière d’entrer en relation avec le vivant, ses équilibres, ses transformations, ses ruptures et ses capacités de réorganisation.
Les multiples arts de guérison peuvent alors être regardés comme des savoirs situés à la périphérie d’un même mystère. Médecine, biologie, psychologie, pratiques corporelles, traditions thérapeutiques, relation, environnement, conscience : chacune observe quelque chose, depuis son propre bord.
ZEON m’aide ici à décrire plutôt qu’à confondre. À reconnaître des plans différents, des langages différents, des disciplines qui ne disent pas la même chose mais qui peuvent parfois éclairer un même vivant.
Des penseurs et chercheurs comme Prigogine, Varela, Penrose et d’autres nourrissent cette exploration à des endroits différents. Ils ne démontrent pas une vision unique du vivant. Ils ouvrent des questions : émergence, irréversibilité, autonomie, cognition incarnée, conscience, organisation du réel.